Travailler, plutôt crever !

18 Décembre 2017

Entretien avec Johannes Vogele,

membre de Crise et Critique (critique de la valeur)

Source : La Canarde sauvage

Nous avons rencontré Johannes Vogele à Reillanne (04) où il vit. Il fait partie avec quelques ami·e·s des proches des revues allemandes Krisis et Exit ! qui proposent de renouveler la critique radicale de l’économie politique à partir d’une relecture de Marx. La critique de la valeur (et du travail) se développe depuis les années 1980 sous l’impulsion d’auteurs comme Robert Kurz, Roswitha Scholz, Norbert Trenkle, Ernst Lohoff (Allemagne), Anselm Jappe (France) ou Moishe Postone (USA). Ils ont publié de très nombreux ouvrages parmi lesquels on peut signaler le Manifeste contre le travail (1999), La Grande Dévalorisation (2014), Les Aventures de la marchandise (2003/2017), Temps, travail et domination sociale (2009) ou encore La Société autophage. Capitalisme, démesure et autodestruction (2017).

La Canarde sauvage : Comment définir le travail et la place occupée par ce concept dans nos sociétés. Est-ce que le « travail » a toujours existé ?

Lire la suite « Travailler, plutôt crever ! »

Publicités

Sur la critique de la technique

« Dans la société moderne, la vie évolue vers une situation dans laquelle le chauffage, la lumière, les moyens de transport, de communication et d’alimentation, auxquels s’ajoutent le fait de fournir des informations, des directives, de la coordination et la mise en application des lois, sont les attributions d’un service technique lointain, dont l’échec est synonyme de destruction ou, pire encore, d’une forme d’incertitude qui mêle une impuissance totale à une anxiété profonde. »
Karl Polanyi
chapitre 40 des « Essais de Karl Polanyi » éd. du Seuil, 2002

Dans ce texte nous partons du présupposé que l’évolution de la technique à notre époque est devenue problématique, toute tentative de définition de ce qu’elle est devenue est donc forcément critique.
Lire la suite « Sur la critique de la technique »

Simplicité volontaire versus décroissance ?

« Ces 15 dernières années, l’histoire a été la même chaque année : la consommation individuelle – résidence, voiture privée, etc. – ne représente jamais plus d’1/4 de la consommation totale d’énergie ; la grande majorité vient du commerce, de l’industrie, des entreprises, de l’agro-industrie et du gouvernement [il a oublié l’armée]. Alors, même si on se mettait tous à rouler à vélo et à se chauffer au bois, ça n’aurait qu’un impact négligeable sur l’utilisation de l’énergie, le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique. »

Kirkpatrick SALE

La simplicité volontaire c’est beau, mais en fait la seule solution pour réduire notre empreinte biosphérique réside dans l’arrêt de nombreuses productions : le nucléaire, les automobiles, les pesticides, etc…et dans des réalisations collectives.

Banalité qu’il est bon de rappeler

 

et c’est sans doute ce qui distingue la décroissance des autres mouvements antiindustriels.

 

jluc pasquinet