La vie du collectif parisien pour la Décroissance

Compte rendu de la manif parisienne :

Nous avons passé une excellente après-midi dans le froid mais sous le soleil.

Nous étions une petite dizaine sous notre belle banderole. L’escargot est exceptionnel, attire le regard et ramène plein de monde.

Donc bilan très positif, beaucoup de bonnes rencontres, notre message passe très bien malgré nos réserves et critiques sur cette manifestation. Nous avons distribué tous nos tracts en essayant de prendre le temps de discuter à chaque fois.

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Un tract a été donné à Besancenot, Krivine et aussi Cochet.

Expérience à renouveler, en espérant être encore plus nombreux ! 😉

Un grand merci à tout ceux qui ont participé. 🙂

Prochain rendez-vous parisien

Mardi soir (le 3 février) à partir de 19h

à la conférence de Serge Latouche à Ivry

23, rue Raspail
94200 Ivry-sur-Seine
Tel : 01 43 90 64 00
Site internet : Agence de développement économique
Plan et itinéraire 

Merci de confirmer par courriel si vous souhaitez venir.
decroissance.paris@voila.f

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Pour des listes décroissance aux européennes de 2009

Pour signer l’appel : http://www.objecteursdecroissance.fr

Nous ne sommes pas dupes : le “développement durable” ou “le capitalisme vert” promus, par exemple, lors du “Grenelle de l’environnement”, ne sont qu’une façon de relancer la fuite en avant dans la croissance infinie. Portée par la liste de Daniel Cohn-Bendit, la version ultra-light de la « décroissance » prônant de “scinder les flux entre la croissance économique et la croissance des flux de matière et énergétique” est une ultime escroquerie destinée à vider la décroissance de son sens politique et à récupérer l’avancée de ces thèses dans la société.

Aucune formation politique représentative n’apporte aujourd’hui de réponse crédible face aux enjeux représentés par les crises environnementale ou sociale. En voulant relancer la croissance économique (capitaliste, rouge ou même verte), toutes vont nous précipiter davantage dans le mur des limites des ressources de la planète et engendrer une nouvelle récession. Il est temps de lever le nez du guidon.

Face à l’absence d’une alternative crédible, nous souhaitons la présence de listes “décroissance” pour les élections européennes de 2009. Nous appelons à la constitution de groupes locaux, les plus larges possible, pour défendre :

• Une décroissance qui soit d’abord une décroissance des inégalités, localement, mais aussi à l’échelle de l’Europe comme à celle de la planète. Nous voulons l’instauration d’un revenu minimum et d’un revenu maximum, avec un différentiel maximum de 1 à 4. Puisqu’il n’est plus possible de faire croître le gâteau, la question de sa recette et de son partage redevient première ;

• Une décroissance du transport des marchandises à travers la planète, pour une relocalisation de la production et de la consommation, contre l’“économie de marché” (c’est-à-dire le capitalisme), mais pour une “économie des marchés” fondée sur des petites entités économiques. Nous voulons, par exemple, démanteler progressivement la grande distribution, au profit d’emplois de qualité, écologiques, qui permettent à tous mais notamment aux jeunes de trouver une place épanouissante et qui ait du sens ;

• Une décroissance du gigantisme, pour une société, une économie et des villes à taille humaine, où chacun-e puisse vivre et faire vivre sa famille dans la dignité. Nous voulons une agriculture locale, écologique et paysanne ;

• Une décroissance de la vitesse, dans une société dont l’accélération exclut chaque jour davantage d’entre nous, en commençant par les plus faibles, et nous condamne à une folle fuite en avant. Non au TGV, oui au TER. La civilisation de l’automobile n’est pas soutenable ; nous devons en sortir ;

• La décroissance de la tyrannie de la finance, pour une Europe où chaque démocratie maîtrise sa monnaie. Nous refusons la marchandisation du monde. Nous défendrons et étendrons tous les espaces de gratuité comme tous les temps de pause communs, à commencer par le dimanche ;

• Une décroissance de la déresponsabilisation sur la technique et la science. Nous faisons face à une problématique d’abord culturelle, politique et démocratique. Elle nécessite des réponses sur ces plans. Le nucléaire, les OGM, les agrocarburants ou les nanotechnologies nous conduisent dans des impasses dangereuses ;

• Une décroissance de l’emprise du pouvoir économique sur les médias, pour une presse européenne indépendante exerçant sa fonction de quatrième pouvoir, et non celle d’outil de propagande consumériste ;

• Une décroissance de la publicité, outil d’une propagande insidieuse qui fait de nous des gavés ou des frustrés de la consommation.

Nous voulons une Europe du partage, ouverte sur le monde. Une Europe qui reconnaît ses crimes liés au colonialisme, celui d’hier et d’aujourd’hui. Une Europe de l’égalité dans la promotion de la diversité de ses cultures. Une Europe veillant sur la nature comme on cultive un potager. Une Europe où chacun d’entre nous sera considéré avant tout comme un être humain et non pas un petit soldat de l’économie dont le seul horizon est de consommer et produire chaque jour davantage. Une Europe qui ne soit pas une entreprise dont la réussite se mesure à l’aune de l’augmentation du PIB mais une communauté solidaire chez elle comme solidaire au monde.

Premiers signataires : Paul Ariès, Stéphane Bienvenue, Salih Branki, Remy Cardinale, Vincent Cheynet, Julien Gonzalez, Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Baptiste Mylondo, Christophe Ondet, Thomas Waring, Gwendolyn West, Michel Evrard, Marie-José Narducci…

 

Conférence-débat “Le choc de la décroissance”

Le vendredi 16 janvier 2009 à 19H30
Mairie du 2ème arrondissement, 8 rue de la Banque (Paris 2), Métro Bourse
Soirée animée par Vincent Cheynet, auteur de “Le choc de la décroissance”
Et organisée par le Collectif parisien pour la décroissance
Entrée libre.


Le but de cette soirée, au delà de la présentation de son dernier livre, sera d’ouvrir un débat autour de la décroissance, en particulier dans les grandes villes.

Vincent Cheynet est né en 1966. Parallèlement à des engagements associatifs et politiques, il a été pendant une dizaine d’années directeur artistique dans une multinationale de la publicité (Publicis Lyon) avant de se retourner contre son ancien métier. En 1999, il fonde l’association et la revue Casseurs de pub. En 2003, il crée le journal La décroissance, le journal de la joie de vivre, un mensuel dont il est le rédacteur en chef.


Le choc de la décroissance, Vincent Cheynet
« Alors que 20 % des humains s’accaparent plus de 80 % des ressources naturelles de la planète, que les capacités de celle-ci à absorber les pollutions que nous émettons ont largement été dépassées et que les ressources fossiles s’épuisent, avons-nous encore le choix, dans les pays riches, entre croissance et décroissance ? La croissance « verte », « propre », « dématérialisée », ou le « développement durable », présents dans la bouche de toute notre représentation politique, ne sont-ils pas autant d’opérations cosmétiques qui nous empêchent de regarder la réalité en face et nous conduisent à accentuer une folle fuite en avant ?
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n enfant de cinq ans comprend qu’une croissance infinie est impossible dans un monde aux ressources limitées ; pourtant, de cette réalité, notre société fait un véritable déni. Sans relais dans les grands médias, des intellectuels, des militants et quelques rares hommes et femmes politiques tracent de nouvelles perspectives et réfléchissent à l’incontournable décroissance économique des pays riches. Ils théorisent leurs idées et les expérimentent aux niveaux individuel, collectif et politique. Ils cherchent aussi à mettre en lumière les écueils et les dérives de cette perspective en rupture profonde avec l’idéologie d’un monde sans limites qui traverse désormais notre société. L’auteur, un des acteurs majeurs de ce mouvement en France, fait partager ici son analyse pour une décroissance, certes en rupture radicale avec l’imaginaire de la société de consommation, mais profondément inscrite dans les grands mouvements d’émancipation de cette société. »

Un article de presse : « Pour les citoyens des sociétés industrielles que nous sommes, il s’agit, ni plus ni moins, que de révolutionner nos modes de vie, individuels et collectifs. C’est dire que le pari n’est pas gagné. Mais Cheynet plaide sa cause avec une impressionnante conviction. » Sud-Ouest, 5-5-2008

Afin de faciliter l’organisation de cette soirée, nous vous invitons à vous inscrire soit en envoyant un courriel soit par téléphone.

Contact : Rémy Cardinale
Tél : 06 11 91 88 18
Courriel : decroissance.paris@voila.fr